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DOMINIQUE ASTEGGIANO

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Dominique ASTEGGIANO

 
ASTEGGIANO "se paie" les têtes de …
 « Les causeries sur l'art sont presque inutiles. On n'est ni trop scrupuleux, ni trop sincère, ni trop soumis à la nature, mais on est plus ou moins maître de son modèle et surtout de ses moyens d'expression. »
Cézanne à Emile Bernard
26 mai 1901
 
Un siècle plus loin, les causeries sur l'art sont encore « presque inutiles » ; j'ajouterai simplement : à l'ère de la dématérialisation gaallllopante, c'est toute une culture graphique qui disparaît au profit du virtuel.
Bien que, déjà vestige artistique et affectif d'un temps révolu, au risque de sembler démodée, ce matin encore, je choisis la peinture comme moyen d'expression.
Asteggiano
02 janvier 2007
 
La peinture, c'est ce « p'tit coin d'paradis » à la Brassens ; ce sont des émotions posées en couleur sur une toile. Ces idées pour lesquelles on ne voudrait pas mourir nous feraient-elles vivre ??
 
Si d'aucun disait que dans mes « têtes d'affiche » : « il y a trop des modèles et pas assez de moi », je répondrais que c'était le bu recherché ; ce sont bien eux que j'ai voulu peindre.
Dans cette optique, que penser de Rembrandt aux portraits aussi fidèles que des photos ?
 
Et si ma démarche de peintre était tout simplement de peindre, peindre, peindre et peindre encore juste pour me faire plaisir, juste pour mettre de la couleur sur une toile, des rêves sur les murs de la vie et rien d'autre avec parfois le bonheur du partage ? Et si ma vie ne dépendait que de cette couleur ? Et si je pouvais vivre sans mes pinceaux ?
 
Bref, si ma démarche était, tout simplement, de n'en pas avoir ? !
Collection de têtes puisées le plus souvent dans l'actualité, au hasard des journaux, des photos gentiment envoyées par les "sujets", des rencontres, des coups de cœurs, des coups de gueule, parfois, même… du dégoût !
 
Des personnages du monde de la politique, du show-business: des « gens »… quoi ! Comme des lapins pris dans un phare, le pinceau du peintre, tous traités de la même façon, tous « tête d'affiche ».
 
Quelque part entre le croquis et le portrait peint, ces visages occupent toute la surface d'affiches de 120 / 80 centimètres volées aux murs de la ville.
Déjà travaillées par les intempéries, par des passants, elles représentent autant de « challenges », ne serait-ce que par leur taille, leur format pas forcément adapté aux « figures », les « accidents » de surface, les couleurs et graphismes imposés ; autant de « traits » qui annulent tout caractère académique.

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